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Mais les profs sont toujours les mêmes?

di Federica Bigarani

SECONDARIA DI 1° GRADO FRANCESE

Jeudi 2 septembre 2021, en France c’est le jour J, le jour de la rentrée.

Pour les parents, c’est un moment très délicat parce qu’il y a un tas de choses à faire pour repartir du bon pied : l’inscription au centre de loisirs, le choix d’une activité sportive, culturelle ou solidaire, l’accompagnement aux devoirs,…

Pour les 12,5 millions d’étudiants français, c’est surtout la joie de retrouver ses amis ou copains, mais c’est aussi l’inquiétude de découvrir ses nouveaux profs, le stress et l’anxiété de la performance scolaire et le strict respect du protocole sanitaire conçu pour limiter la propagation de la Covid-19.

Et pour les enseignants ? Il faut immédiatement dire que le portrait de l’enseignant-robot, qui répète mille fois la même leçon sans jamais s’épuiser, qui garde son calme en toutes circonstances, jamais malade, jamais gréviste… a changé, surtout chez les jeunes, sensibles aux troubles de leur génération. 

L’augmentation des tâches des professeurs, la gestion des rapports avec les étudiants difficiles ou provenant de catégories sociales défavorisées, le manque de reconnaissance, l’enseignement à distance ne sont que la partie visible de l’iceberg qui mène, peu à peu, à l’épuisement professionnel (ou burn-out) des enseignants.

Mais alors, c’est vraiment une « mission impossible », le prof ? Non, bien sûr, à condition de changer !

Comme le témoigne un article du célèbre hebdomadaire L’Express, « la vieille image du professeur, branché sur les radios du service public, abonné à Télérama et qui fait ses achats à la Camif, semble aujourd’hui avoir du plomb dans l’aile ». En effet, même si on continue à suivre les matinales de France Inter et France Info, il faut aussi dire que, le matin, la radio la plus écoutée par les moins de 30 ans est NRJ, la radio privée qui mieux incarne les inclinations des jeunes profs, consommateurs de rire et d’humour comme les personnes de leur âge.

Même l’adhésion aux associations syndicales des enseignants, toujours prêtes à se battre pour les intérêts professionnels, est devenue moins importante : de 45% en 1990 à 30% aujourd’hui. C’est encore le portrait de la société actuelle, celle où chacun existe pour soi et non plus au nom d’une catégorie.

Il en est de même pour la politique : s’il est vrai que la plupart des enseignants reste de gauche, il faut cependant reconnaitre qu’après la chute de Jospin au premier tour de la présidentielle en 2002, on assiste au début de la dispersion de leur vote.

Et alors, les profs vont-ils disparaitre ? Bien sûr que non! Notre société a évolué parce que la vie est faite de changements et que tout le monde doit s’adapter. Certains le font assez aisément et utilisent ce stress positif pour se dépasser, relever des défis, évoluer et se remettre en discussion. D’autres ont du mal à y parvenir et tombent dans le stress et la déprime. Les profs, heureusement, n’ont pas peur et ont choisi de changer !

Bibliographie

Sur les profs :

Sur l’école et la rentrée :

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